Aller au contenu

Rides de la patte d'oie

Les rides de la patte d’oie s’étendent en éventail depuis le coin externe des yeux. Les informations de prescription américaines les appellent rides canthales latérales. Elles deviennent plus visibles lors du sourire ou du plissement des yeux, quand la partie latérale de l’orbiculaire de l’œil se contracte. Les rides visibles au repos peuvent aussi refléter des modifications cutanées et des tissus mous que la relaxation musculaire ne corrige pas entièrement.

L’expression générale « toxine botulinique esthétique » est donc insuffisante. Plusieurs produits ont une indication américaine pour les rides glabellaires, mais seuls certains mentionnent les rides canthales latérales dans leur information produit américaine actuelle.

Portée américaine actuelle pour les rides canthales latérales

Section intitulée « Portée américaine actuelle pour les rides canthales latérales »
ProduitRides canthales latérales dans l’information américaine actuelleInterprétation
BOTOX Cosmetic (onabotulinumtoxinA)OuiIndication esthétique nommée chez l’adulte.
XEOMIN (incobotulinumtoxinA)OuiIncluses seules et dans le traitement des rides du haut du visage chez l’adulte.
DYSPORT (abobotulinumtoxinA)NonL’indication esthétique américaine actuelle concerne les rides glabellaires.
JEUVEAU (prabotulinumtoxinA-xvfs)NonL’information actuelle est limitée aux rides glabellaires.
DAXXIFY (daxibotulinumtoxinA-lanm)NonL’indication esthétique est glabellaire; la dystonie cervicale est une indication thérapeutique distincte.
LETYBO (letibotulinumtoxinA-wlbg)NonL’information actuelle est limitée aux rides glabellaires.

« Non » signifie que cette zone n’est pas une indication nommée dans l’information américaine actuelle. Cela ne décrit ni les autorisations d’autres pays, ni la recherche publiée, ni l’utilisation hors de cette information. La matrice américaine des zones esthétiques du visage la compare aux mentions glabellaires, frontales et platysmales.

L’orbiculaire de l’œil contribue à la fermeture des paupières, au clignement et à l’expression. L’aspect des rides canthales dépend aussi de l’élévation de la joue, de la position du sourcil, de la forme de l’œil, de l’élasticité cutanée et du sourire individuel. Réduire un schéma musculaire ne produit donc pas la même expression ou le même résultat sur tous les visages.

Cette anatomie est proche du blépharospasme, mais les objectifs diffèrent : amélioration esthétique temporaire des rides pendant l’expression, contre réduction de la fermeture involontaire des paupières et préservation de la fonction visuelle.

RésultatCe qu’il peut indiquer
Sévérité au sourire maximalSi le schéma dynamique est moins marqué à un moment défini
Apparence rapportée par la personneSi elle perçoit un changement esthétique significatif
Rides au reposSi la composante statique change; sa réponse peut différer
Animation et symétrieSi l’équilibre demeure au clignement, au sourire et dans d’autres expressions
Durée et effets indésirablesCombien de temps persistent bénéfice et effets indésirables avec le produit et le protocole étudiés

Les essais peuvent employer des échelles, moments, schémas et définitions de réponse différents. Leurs pourcentages ne constituent donc pas un classement direct des marques, et une étude glabellaire ne démontre pas à elle seule l’efficacité sur les rides canthales latérales.

Une faiblesse locale indésirable peut modifier la symétrie du sourire, la fonction palpébrale ou la position du sourcil. Sécheresse oculaire, diminution du clignement, ptosis, symptômes visuels, ecchymoses et gêne locale doivent être interprétés selon l’information propre au produit et l’anatomie. Sécheresse préexistante, laxité ou malposition palpébrale, atteinte du nerf facial, asymétrie et procédures périoculaires antérieures peuvent modifier le risque.

Les informations de classe avertissent aussi de symptômes compatibles avec une propagation à distance. Une irritation ou douleur oculaire persistante nouvelle, une rougeur marquée, une modification visuelle ou une difficulté à fermer l’œil justifie une évaluation clinique.

Voir Anatomie d’injection, Interprétation des unités et Interprétation de la sécurité et des effets indésirables.